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Orlan,

Omniprésence:

 

 

Extraits des Entre-deux, hybridation.

Autoportraits faits par la machine-computer avec le visage d'Orlan.

Travail consécutif à la 7e opération chirurgicale performance de New York dite Omniprésence.

 

Au-delà de la rumeur publique véhiculée par les médias, a fin du travail d'Orlan n'est pas de ressembler à la Vénus de Botticelli ni à l'Europe de Gustave Moreau, ni à Mona Lisa . Ces modèles ne sont que des modèles utilisés pour questionner des standards de beauté. Les transformations physiques ne sont que le point de départ d'une démarche qui tend à mettre en péril le principe même de l'identité. À terme, il s'agit, suite à la consultation d'une agence publicitaire chargée de confectionner une nouvelle identité à l'artiste, de mettre les pouvoirs publics en demeure d'officialiser cette identité par l'obtention de l'ensemble des papiers. numéro et formalités nécessaires La démarche d'Orlan est bien alors au-delà du corps et repose sur la notion de corps caduque qui est, semble-t-il au coeur de ce que l'artiste nomme le "carnal art", l'art charnel.

L'art d'Orlan est posthumain. La mise à l'épreuve physique y est un faux problème. Orlan, la technologie aidant, travaille au-delà de la douleur: "Pardon de devoir vous faire souffrir, mais sachez que moi je ne souffre pas, hormis, comme vous, lorsque je regarde les images".

 

Elle touche, de cette manière à l'une des caractéristiques des oeuvres qui se développent aujourd'hui autour de la notion de corps - celui-ci n'y est le plus souvent présent que par l'image.

Avec cette conscience d'une époque où toutes les images sont recevables, seules celles du corps demeurant problématiques.

 

Philippe Vergne

 

Technique: duratrans et caisson lumineux, images faites sur Silicon Graphics dans les ateliers de "Brouillard précis", logiciels Jacques Fretty, 130 cm x 120 cm, 1995

Prises de vu sur écran: Alfons Alf.

 

 

 

 mailto:orlan